Nous avions dû partir, quitter cette planète vers un ciel plus bleu, des prairies plus vertes. La guerre était finie, mais elle avait ravagé tout notre univers.
Tout, absolument tout fut anéanti.
Des centaines d'Ixiens s'enfuirent.
Des coordonnées aléatoires furent entrées dans Lucie notre ordinateur mère. Elle trouverait parmi tous les univers existants une planète accueillante. En
quelques minutes, Lucie nous trouva quelques dizaines de systèmes. Nous choisîmes une planète bleue.
Nos vaisseaux prirent la route en quête de cet univers. Après quelques mois d'un long, pénible et périlleux voyage, nous aperçûmes, enfin, le bout de notre
enfer.
Elle était là, pas tout à fait ronde mais pas non plus vraiment ovale. Nous criâmes de joie et applaudissions Lucie. Encore une fois, elle ne nous avait pas
menti, elle était belle et bleue !
Nous atterrîmes en douceur et constations que pas une âme vivante et aucune présences de chaleur ne fut détectée par Lucie. Etait-elle encore habitée ?
Existait-il des âmes ? Des gens ? Des fluides ? Des animaux ?
Questionnant Lucie, sa voix métallique mais sensuelle tout à la fois, nous répondit que cette planète était exempte de toute vie animale, mais non végétale. Or,
son atmosphère pouvait nous être néfaste. Mais il existait des passages souterrains, de vastes galeries créées par cette race détruite : les Humains. Que tous ces conduits étaient sans danger. Le
temps d'enfiler nos combinaisons et nous partîmes à l'aventure trouver une entrée vers ces tunnels providentiels.
L'espèce de ville où nous nous trouvions était, elles aussi dévastée. Ces drôles d'habitations cubiques érigées en l'air croulaient sous une verdure des plus
luxuriantes. Les rues, les trottoirs étaient parsemés de trous énormes, des débris de toutes sortes jonchaient un sol recouvert d'une matière dure et noire. Des fils gainés de toutes couleurs
traînaient sur ce sol et quelques vêtements déchiquetés se retrouvaient éparpillés un peu partout. Nous trouvâmes donc une de ces entrées. Des longs tubes sur roues étaient un peu partout. Le
revêtement des sièges de ces tubes, fondus certainement par des flammes ou des explosions de missiles, n'avait plus de véritables couleurs. Toute notre petite colonie s'installa pour vivre enfin
en paix et retrouver notre harmonie de notre ancienne planète. Pour pouvoir vivre sans nos masques, nous colmatâmes toutes les entrées et toutes les sorties. Lucie nous appris que la ventilation
fonctionnait toujours. Les dommages de leur guerre avaient dû probablement transformer le bon fonctionnement du système de ventilation, changeant ainsi leur oxygène en carbonate sulfurique.
Morien, l'enfant espiègle de mon amie, voulait tout découvrir de ces Humains. Alors, il s'aventurait toujours plus loin. Nous, les anciens, découvrions les peintures tubuesques de cette
civilisation.
Morien, lors d'une de ses nombreuses escapades, trouva un magasin où un soleil était dessiné. Il entra, découvrit sur la table quelques prospectus montrant des
femmes blanches, qui brunissaient toujours un peu plus au fil des pages. Il poussa une porte, et écarquilla son unique œil. Un long caisson se trouvait dans la pièce avec son couvercle fermé.
Morien s'avança prudemment. Il tendit sa main, posa celle-ci sur la partie haute du caisson, et commença à l'ouvrir doucement. Il poussa un cri de stupeur et de frayeur. Un squelette aux os
blanchis, allongé de tout son long, semblait attendre qu'on le délivre de ses tubes lumineux. Il observa minutieusement cette ossature encore inconnue et recula de quelques pas. Puis, voyant
qu'il ne pouvait rien obtenir de cette chose inerte, il s'en alla vers un petit salon où épars, des fauteuils en rotin trônaient sans dessous dessus. Dans un coin de la pièce, une petite table.
Parmi les prospectus brûlés, une bande dessinée quelque peu déchirée, semblait pourtant encore intacte. Il la prit dans sa main aux trois doigts. Sur la couverture, un humain semblait voler au-
dessus d'une ville aux buildings impressionnants. Sa longue cape rouge flottait dans les airs, sa chevelure noire restait plaquée, comme vissée à son crâne, et Morien ne voyait que ce slip rouge
au-dessus de ce collant bleu. Une inscription noire disait "La fin de Supe" le reste était déchiré. Il s'assit par terre, même s'il ne comprenait pas le texte, les images le fascinaient. Ces
dessins semblaient doués de vie. Même si certaines pages n'étaient pas entières, Morien restait figé d'admiration. Pourtant à la page 32, son sang se glaça, et il se pétrifia sur place. Malgré
les hiéroglyphes dessinés dans ces bulles il arriva à décrypté un mot : KHALEL"! Après ce moment de stupeur, Morien se leva serra la bande dessinée dans sa main, et couru en criant vers ses
parents.
Sa mère qui s'inquiétait toujours un peu, l'entendit crier. Elle ameuta la moitié de la colonie, et se rua vers les hurlements de son fils. Quand elle le vit,
elle se rassura. Morien n'avait rien de particulier. Son corps ne semblait pas meurtri par quelques blessures.. Il montra la brochure en pleurant à sa mère.
- Regarde, maman, regarde Khalel est mort !
- Ainsi ce petit morveux c'est là qu'il résidait !
- Mais maman tu ne peux parler ainsi, il est mort, maman !
- Morien, dis-moi, dis-moi comment il est mort ?
- Snif, je ne sais pas, les dernières pages sont déchirées !
PS : ce PS concerne les gens qui liront jusqu'au bout, et qui veulent savoir comment SUPERMAN est mort. La guerre ayant tué tout le monde, il ne resta plus que
lui. Vu qu'il était invincible. La solitude le conduisit à la folie, et la folie à la mort. HIHI !
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qui a dit quel es turcs étaient moches ? Qui a dit que la turquie n'était pas jolie
? Pour contredire ces pensées totalement fausses voici quelques photos pêle-mêle qui prouveront le contraire ! Par contre je ne ferai aucun commentaire sur cette petite semaine (trop courte) de mon
séjour a Bodrum avec Pierre un ami de longue date que j'aime tout particuliérement..... Merci à toi Pierre si tu lis ce blog...
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