Jeudi 19 novembre 2009
commeje vais partir pendant deux semaines au mexique, retour le 4 decembre, voici un texte science -fictionnesque que Nico n'aime pas du tout mais que j'adore ! lol... Et si un jour vous en voyez un comme ca appelez moi tout de suite !! Il parait que nous ne sommes pas seuls dans l'univers !!!! Bien a vous, à bientot ! bisous !



Nous avions dû partir, quitter cette planète vers un ciel plus bleu, des prairies plus vertes. La guerre était finie, mais elle avait ravagé tout notre univers. Tout, absolument tout fut anéanti.
Des centaines d'Ixiens s'enfuirent.
Des coordonnées aléatoires furent entrées dans Lucie notre ordinateur mère. Elle trouverait parmi tous les univers existants une planète accueillante. En quelques minutes, Lucie nous trouva quelques dizaines de systèmes. Nous choisîmes une planète bleue.
Nos vaisseaux prirent la route en quête de cet univers. Après quelques mois d'un long, pénible et périlleux voyage, nous aperçûmes, enfin, le bout de notre enfer.
Elle était là, pas tout à fait ronde mais pas non plus vraiment ovale. Nous criâmes de joie et applaudissions Lucie. Encore une fois, elle ne nous avait pas menti, elle était belle et bleue !
Nous atterrîmes en douceur et constations que pas une âme vivante et aucune présences de chaleur ne fut détectée par Lucie. Etait-elle encore habitée ? Existait-il des âmes ? Des gens ? Des fluides ? Des animaux ?
Questionnant Lucie, sa voix métallique mais sensuelle tout à la fois, nous répondit que cette planète était exempte de toute vie animale, mais non végétale. Or, son atmosphère pouvait nous être néfaste. Mais il existait des passages souterrains, de vastes galeries créées par cette race détruite : les Humains. Que tous ces conduits étaient sans danger. Le temps d'enfiler nos combinaisons et nous partîmes à l'aventure trouver une entrée vers ces tunnels providentiels.
L'espèce de ville où nous nous trouvions était, elles aussi dévastée. Ces drôles d'habitations cubiques érigées en l'air croulaient sous une verdure des plus luxuriantes. Les rues, les trottoirs étaient parsemés de trous énormes, des débris de toutes sortes jonchaient un sol recouvert d'une matière dure et noire. Des fils gainés de toutes couleurs traînaient sur ce sol et quelques vêtements déchiquetés se retrouvaient éparpillés un peu partout. Nous trouvâmes donc une de ces entrées. Des longs tubes sur roues étaient un peu partout. Le revêtement des sièges de ces tubes, fondus certainement par des flammes ou des explosions de missiles, n'avait plus de véritables couleurs. Toute notre petite colonie s'installa pour vivre enfin en paix et retrouver notre harmonie de notre ancienne planète. Pour pouvoir vivre sans nos masques, nous colmatâmes toutes les entrées et toutes les sorties. Lucie nous appris que la ventilation fonctionnait toujours. Les dommages de leur guerre avaient dû probablement transformer le bon fonctionnement du système de ventilation, changeant ainsi leur oxygène en carbonate sulfurique. Morien, l'enfant espiègle de mon amie, voulait tout découvrir de ces Humains. Alors, il s'aventurait toujours plus loin. Nous, les anciens, découvrions les peintures tubuesques de cette civilisation.
Morien, lors d'une de ses nombreuses escapades, trouva un magasin où un soleil était dessiné. Il entra, découvrit sur la table quelques prospectus montrant des femmes blanches, qui brunissaient toujours un peu plus au fil des pages. Il poussa une porte, et écarquilla son unique œil. Un long caisson se trouvait dans la pièce avec son couvercle fermé. Morien s'avança prudemment. Il tendit sa main, posa celle-ci sur la partie haute du caisson, et commença à l'ouvrir doucement. Il poussa un cri de stupeur et de frayeur. Un squelette aux os blanchis, allongé de tout son long, semblait attendre qu'on le délivre de ses tubes lumineux. Il observa minutieusement cette ossature encore inconnue et recula de quelques pas. Puis, voyant qu'il ne pouvait rien obtenir de cette chose inerte, il s'en alla vers un petit salon où épars, des fauteuils en rotin trônaient sans dessous dessus. Dans un coin de la pièce, une petite table. Parmi les prospectus brûlés, une bande dessinée quelque peu déchirée, semblait pourtant encore intacte. Il la prit dans sa main aux trois doigts. Sur la couverture, un humain semblait voler au- dessus d'une ville aux buildings impressionnants. Sa longue cape rouge flottait dans les airs, sa chevelure noire restait plaquée, comme vissée à son crâne, et Morien ne voyait que ce slip rouge au-dessus de ce collant bleu. Une inscription noire disait "La fin de Supe" le reste était déchiré. Il s'assit par terre, même s'il ne comprenait pas le texte, les images le fascinaient. Ces dessins semblaient doués de vie. Même si certaines pages n'étaient pas entières, Morien restait figé d'admiration. Pourtant à la page 32, son sang se glaça, et il se pétrifia sur place. Malgré les hiéroglyphes dessinés dans ces bulles il arriva à décrypté un mot : KHALEL"! Après ce moment de stupeur, Morien se leva serra la bande dessinée dans sa main, et couru en criant vers ses parents.
Sa mère qui s'inquiétait toujours un peu, l'entendit crier. Elle ameuta la moitié de la colonie, et se rua vers les hurlements de son fils. Quand elle le vit, elle se rassura. Morien n'avait rien de particulier. Son corps ne semblait pas meurtri par quelques blessures.. Il montra la brochure en pleurant à sa mère.
- Regarde, maman, regarde Khalel est mort !
- Ainsi ce petit morveux c'est là qu'il résidait !
- Mais maman tu ne peux parler ainsi, il est mort, maman !
- Morien, dis-moi, dis-moi comment il est mort ?
- Snif, je ne sais pas, les dernières pages sont déchirées !


PS : ce PS concerne les gens qui liront jusqu'au bout, et qui veulent savoir comment SUPERMAN est mort. La guerre ayant tué tout le monde, il ne resta plus que lui. Vu qu'il était invincible. La solitude le conduisit à la folie, et la folie à la mort. HIHI !

Par olive - Publié dans : poesie/histoire - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Samedi 14 novembre 2009

 

Et la lumière tomba sur la ville,
Ecrasant quatre à cinq personnes,
Aplatissant comme une crêpe
Une voiture jaune métallisée.
C'était ainsi,
Qu’à dix huit heures pétantes,
Tout le monde,
Toutes les voitures
Ne devaient plus être de sorties.
Lumière vengeresse,
Lumière impitoyable,
Sadique et meurtrière.
Nul ne savait pourquoi,
Mais la lumière tuait.
Et puis après,
Il fallait attendre une bonne heure
Pour pouvoir sortir et respirer.
Car la lumière ne faisait pas que de tuer,
Mais empêchait toute forme de vie
En raison de sa puissance.
La seule et unique solution
Etait qu'elle meure d'elle-même,
Comme une ampoule implosant !
Seuls,
Quelques inconscients
Qui sortaient en oubliant la règle
Se la rappelait sitôt sortis !
Pourtant,
La ville était agréable,
La vie paisible,
Et les soucis passagers.

Sourde menace.
Pourtant,
Dans ce village,
Une certaine torpeur,
Langueur même,
Nous envahissait.
Il faisait tellement bon y vivre !
Nous avions du mal à vouloir partir.

Un jour,
Avec des amis,
Nous avions voulus partir.
Et nous sommes partis.
Ailleurs,
Autre part.
Mais ailleurs,
Il n’y avait pas ce petit charme,
Ce petit quelque chose
De notre si cher village !
Alors nous sommes revenus.
Pourquoi quitter un chez-soi
Pour trouver ailleurs et à peu près
Les mêmes choses ?

Aujourd'hui,
Cela fera bientôt trente ans
Que la lumière existe !
Je regarde à travers les carreaux,
Il fait jour,
Plus rien n'est animé,
C'est une ville morte,
Morte comme tous ceux qui y vivaient !

Il est 17 H 45,
Et je crois bien que je vais
Sortir !

Par olive - Publié dans : poesie/histoire - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Vendredi 6 novembre 2009

Si près
Et pourtant si loin.
Entre l'ombre et la lumière,
La frontière,
Limite de toutes les espérances
Croire et ne pas croire tout à la fois
Espérer et se résigner (quand même).
Vouloir et ne pouvoir
S'interdire ses pulsions
Réfréner ses sens
Et absoudre son désir
Dans la destruction lente de son être.
Alors,
Plonger dans les vices
Effacer les vertus de la morale
Pour ainsi assouvir les interdits
De la bonne conscience.
Mais tout en se rendant compte
Du mal causé.
Alors,
Au plus profond de soi
Se haïr,
Et rejeter tout le bon
Pour n'être qu'envahit que par la haine.
Haine retournée contre soi.
Haine qui vous transporte
Dans d'autres contrées,
D'autres univers,
D'autres démences,
Pour ainsi espérer trouver un meilleur
En sachant pertinemment
Que ce n'est pas la bonne solution.
Et merde !

 

 

Bon, petite précision, j'ai retrouvé ce texte dans un de mes vieux cahiers et à l'époque j'avais 18 ans....

Par olive - Publié dans : poesie/histoire - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Mercredi 28 octobre 2009

On regarde les autres à côté
Mais les autres
Sont pareils que vous.
Muets dans leurs douleurs.
Douleurs mentales ou physiques,
Physiques et mentales,
De toute façon
C’est pareil !
La souffrance est là.
Certains pleurent en silence,
D’autres attendent
Sans rien faire.
Et,
Nous sommes tous là,
A attendre la même chose,
Un miracle !
Pourtant,
Nous savons tous que les miracles
Il n’y en aura pas !
Mais on attend.
Le soleil s’est levé,
Encore une journée
Où rien ne se passera pas,
Comme d’habitude,
Mais,
Nous serons toujours
En vie !

Par olive - Publié dans : poesie/histoire - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Mercredi 21 octobre 2009

  Les redites d'encore et de toujours,
La mer s'est tarie.
Elle a laissé sur son passage
La rocaille de la pierre,
Le craquèlement sec du sable,
Le vent froid du désert,
L'immensité du gouffre
Ou,
A perte de vue s'étend
La solitude et la mort.
Pas une herbe,
Pas un oiseau,
Que le soleil ondoyant sur la plaine stérile.
Le roulis du sable,
Le hurlement d'une tempête,
Le typhon se prépare,
L'effondrement d'une dune
Et l'abdication de toutes vies.
L'erg d'une âme
Sans cœur et sans passions.
Errance sur une sente éperdue d'amour.
Une schizophrénie aberrante,
Où seules résident la noirceur d'un linceul,
La virtuosité d'un pourfendeur de cœur,
L'amertume, et l'acidité d'un bourreau.
Pourtant,
Il n'a suffit d'un rien.
Un regard, un sourire, un banal geste
Et les rouages d'une mécanique inusitée depuis des années,
Pour se mouvoir subrepticement
Dans un dernier spasme d'une regenèse.
Maintenant la peur,
De savoir, de connaître !
Transplanter en son sein
Le renouveau d'une situation ternie.
Errare no est humane mano humane est erraro.
A détruire l'épanouissement de sentiments,
A tuer en son for la puissance d'une source,
La bête alors de ses cendres renaît.
Tel un phénix enflammé
Le silence coûte ce prix…/…
L'exhaustif n’est pas,
Mais a tout savoir,
Je me ferais plutôt son serf
Que de rester dans un vice de luxure
Et d'appauvrissement linéaire de corps.
Montaigne fit de la Boétie son plus intime confident,
Verlaine goûta le nectar de son tendre éphèbe Rimbaud,
Louis II, saint protecteur de Richard Wagner
Antinoüs, favori d'Hadrien
Tadzio, beauté des beautés protégé d'Aschenbach
Et Ganymède, furtive liaison d'un Zeus frappé d'un Cupidon.
Parmi toutes ces ombres du passé
Que serais-je, moi, pour toi mon amour ?

Par olive - Publié dans : poesie/histoire - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Mercredi 14 octobre 2009

Une femme est à sa fenêtre.
Fait anodin de la journée.
Les passants ne la remarquent même pas.
Elle est là,
Elle ne fait rien,
Rien que d'être à sa fenêtre.
Triste vie.
Les gens vont et viennent,
Errent parfois
Au détour du hasard.
Rencontres furtives et fortuites des regards.
Et elle,
Elle ne fait que de les regarder.
On ne voit que sa tête
Qui dépasse de ses bacs à fleurs.
Du matin au soir
Assise sur sa chaise
Elle regarde la vie extérieure.
Des paroles incongrues,
Le vrombissement des moteurs
Quelques rires aussi
Parfois d'étranges onomatopées
Lui parviennent à ses oreilles.

J'imagine très bien
Le ronflement de son chat,
Le bourdonnement d'une radio solitaire,
Et le souffle de sa lente respiration.
Elle reste assise sur sa chaise
Le châle de toujours sur ses épaules.
Son grand lit à deux places
Eternellement et désespérément
Occupé que par elle-même.
Une photo sur un buffet campagnard
Un mari disparu à la guerre
Et elle,
Enfin,
Brisée par le chagrin,
Attendant derrière ses carreaux
Le retour de son mari.
A cet âge,
La raison vacille le plus souvent.
Un matin,
Je ne l'ai plus vue derrière sa fenêtre,
Et je présume,
Qu'elle est morte dans la nuit.
Les croque-morts sont venus le matin.
Il devait être très tôt,
Peut-être six heures,
Personne ne l'a plus jamais revue.
Excepté certains fidèles des cimetières
Qui passent de tombe en tombe
En s'exclamant parfois
Sur les dates et les photos.
Mais il fait froid,
Il faut que je rentre.
De tous ces jours passés
A rester assis sur ce banc
En face de cette fenêtre.
Je n'avais même pas pu
Savoir son nom.
Triste vie.

Par olive - Publié dans : poesie/histoire - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Lundi 5 octobre 2009
samedi 3/09:2009 au Palais des Congrés !
depuis aout j'attendais cette date. C'était là une partie du cadeau d'anniversaire de Sylvain, deux places de concert pour aller voir Tori Amos née en 1963 en Caroline du Nord. Depuis longtemps je suis cette chanteuse d'exception. Je ne suis pas le fan que l'on pourrait croire, j'aime donc j'essaye de la suivre, pas pour cela que j'ai des posters, des signatures, des photos et tous ses albums, faut pas pousser non plus ! hihi !
A 46 ans on peut dire que cette femme est, comment dire, Waouh ! une chevelure qui n'en finit plus, une maigreur un peu trop même, et une nervosité a fleur de peau ! Mais quel artiste !
la première partie un chanteur irlandais Foy Vance, un chanteur a découvrir de toute urgence !!!! seul sur scéne avec sa simple guitare et son mac.... Un peu à la manière de Kt tunstall !! (ah ! Ces artiste qui se suffisent à eux mêmes ! lol)
Un concert que j'ai apprécié, même si si j'ai quand même preferé celui de Zazie ! La seule chose de comparable était bien entendu le spectacle. Pas de grandiose comme Mylene ou Madonna ou tout autre artiste qui joue plus sur le sensationel que la simplicité de la personne !
le palais des congrés est pourtant une salle où la qualité accoutisque est comparable à celle de Pleyel ! Malheureusement l'ambiance n'etait pas réellement au rendez-vous ! Les parisiens et leur parisianisme débile sont vraiment très chiants ! Mais Tori n'a pas fait grand chose pour  désarmorcer cette ambiance froide. Pas vraiment communicative la grande rousse ! Je crois vraiment qu'elle était totalement dans son monde et que rien ne pouvait la déranger dans son concert. Même pas les deux portugais qui, en pleine chanson calme, ont hurlé (hurlé en s'époumonant) "Portugal loves you ! "
C'est vers la fin, un peu près une demi heure avant la fin du concert, que la foule est descendue vers la scène et a commencé à danser ! Nous faisions aussi partie de cette foule !
Petit bémol, celui du rappel, qu'un rappel mais bon un grand rappel quand même ! Comparativement où Zazie est revenue deux fois....
2 bonnes heures de concert quand même, sans artifices, sans feux de scéne, sans danseurs, sans pyrotechnie, et sans play back, juste elle son piano et son synthé, un batteur et un guitariste bassiste génialissimes et quelques jeux de lumières !!!! Ca c'est du spectacle !

alors pour vous, rien que pour vous, un extrait de ce concert avec cette voix si impressionante !!!!
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Mercredi 30 septembre 2009
qui a dit quel es turcs étaient moches ? Qui a dit que la turquie n'était pas jolie ? Pour contredire ces pensées totalement fausses voici quelques photos pêle-mêle qui prouveront le contraire ! Par contre je ne ferai aucun commentaire sur cette petite semaine (trop courte) de mon séjour a Bodrum avec Pierre un ami de longue date que j'aime tout particuliérement..... Merci à toi Pierre si tu lis ce blog... .
Par olive - Publié dans : voyages.... - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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Vendredi 18 septembre 2009
enfin les vacances, les vraies celles ou on part vers une destination lointaine... Enfin lointaine... la Turquie, mais c'est déjà pas si mal...  Petite semaine où j'éspere trouver du soleil et de la chaleur, car frnanchemetn ici il caille !!!!
C'est la deuximé e histoire publiée (l'anniversaire et Matteo), donc là changeons de registre....
Bin non Nico ceci ne sera pas une troisiéme histoire d'amour.... hihi mais c pas grave bientot y'aura une autre belle histoire....

Donc,

les mimes :

J’ai regardé autour de moi
Et je ne voyais pas grand-chose.
Trop de gens, trop de fumées,
Trop de tout.
Alors, je suis parti,
Mais cela ne suffisait pas encore,
Comme si tous me suivaient,
Comme un emblème, un chef.
Alors, j’ai arrêté de marcher
Et j’ai couru.
Et là encore
Ils ont forcé la cadence,
Les gens, la fumée,
Toute cette poussière,
Tout ce bruit.
Alors, j’ai arrêté de courir
Et j’ai creusé le sol.
Et là encore,
Ils ont creusé autour de moi.
Rien n’y faisait,
Pareils à des ombres
Ils singeaient mes gestes.
Alors je les ais regardés,
Un par un,
A travers la fumée,
La poussière,
Et ils se sont tous regardés.
L’horreur était là devant leurs yeux.
Et ce fut une explosion de haine,
Ils se sont touchés.
Mêmes gestes,
Mêmes regards,
Mêmes stupeur,
Mêmes effrois.
Tous se ressemblaient.
Alors ils se sont entretués,
Tous !
J’étais là,
Au milieu
De tout ce fatras de coups,
De corps, de bleus, de sang,
De cris et de morts.
Pas un ne survécu.
Le soleil s’est levé,
Plaine aride et stérile,
Le brouillard s’est dissipé lentement,
Révélant un champ de corps inanimés.


Je suis resté tout seul,
Et je n’ai pas très bien compris,
Mais j’étais sûr au moins d’une chose,
Aujourd’hui serait différent.
J’avais la vie devant moi,
Enfin la journée…
Car,
Prisonnier dans cette capsule spatiale,
Perdu dans un espace temporel
Qui se répétait à l’infini
Il me fallait trouver la solution,
Sinon,
Pour le restant de mes jours
Je serai à jamais contraint et forcé

De toujours subir cette même scène.


Le soleil descendait,
Et j’ai regardé autour de moi.
Le brouillard se levait
Et des ombres comme fantomatiques,
Commençaient à se répandre
Dans mon cerveau.
Devenais-je fou ?

(extrait de cellule).

Par olive - Publié dans : poesie/histoire - Communauté : Gros plan sur la poésie
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Samedi 12 septembre 2009
alors juste pour faire plaisir à Nico, une histoire d'un tout autre genre.... une histoire d'amour... lol....



Mattéo et Nepsios.

 
Ses mains étaient vieilles et ridées,
Pourtant son visage restait jeune,
Celui d'un homme de vingt ans peut-être ?
C'est un pécheur, pécheur de perles.
Chaque jour avec sa barque de bois,
Mattéo se rendait dans un coin connu de lui seul,
Pour extraire de ces huîtres
Les plus belles perles du monde.


Enrubanné d’un simple bout de tissu autour de sa taille,
Il plongeait dans la mer qui le happait.
Là-bas, au fond de celle-ci,
Entre les méduses et les poissons
Il recueillait les fruits de son labeur.
Quand un jour,
Surgit de nulle part un superbe ondin.
L'être le regarda un instant
Et s'avança tranquille vers le pécheur.
Mattéo ne fit rien,
Se laissant effleurer, flairer, toucher,
Par cet étrange personnage.
Il ferma les yeux, les rouvrit,
Ne croyant pas ce qu'il voyait !


Il connaissait les légendes,
Ces histoires des grands-mères pour endormir les petits enfants,
Mais il avait grandi et ne croyait plus
A ces fariboles.
Or là, devant lui,
Devant ses yeux noirs
Un être, mi homme mi poisson nageait devant lui !
Ses cheveux noirs descendaient par mèches ondulées devant ses yeux d'ange,
Ses dents blanches, ses lèvres fines et sa peau opaline
Respirait le calme et la sérénité.
 le jeune homme,
Qui commençait à manquer d'oxygène
Paraissait pourtant serein.
Seule la couleur de son visage trahissait son manque.
Nepsios se rendant compte du danger
Prit Mattéo dans ses bras
Et le remonta à la surface.
Il ouvrit la bouche et respira
L'air chaud et salvateur.
Ses pieds reposaient sur la queue
De l'ondin.

D'une agilité étonnante Nepsios défit le ruban
Qui servait de maillot au pécheur !
Le ruban dériva le long du courant,
Et parvint vers la plage déserte.
Tandis qu'il se frottait contre le corps du pécheur,
Un hippocampe amusé, regardait la scène.


  Nepsios approcha sa bouche prés de Mattéo
Et colla ses lèvres contre les siennes.
Le pécheur descendit sous l'eau en recevant l'oxygène
De cet ondin!
Nepsios se mit sur le dos de l'humain
Et fit pénétrer avec douceur son sexe gonflé.
Comme subjugué, comme hypnotisé,
Emerveillé par tant de splendeur,
Il n'offrit aucunes résistances
Et se laissa aller contre la douce étreinte
De cet être captivant.
Le pécheur oublia son travail,
Et se laissa dériver dans les fantasmes de l'amour subaquatique.
Et tout le monde de la mer
Ressentit les vagues montantes de la jouissance
De cet incroyable accouplement.

Mattéo ne voulut plus jamais quitter Nepsios
Et se transforma alors, lui aussi, en ondin.
Ils croisent maintenant
Tranquille main dans la main
Dans les eaux calmes et chaudes
Des mers tropicales.

Par olive - Publié dans : poesie/histoire - Communauté : LA PLUME D'ECRIVAINS
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