petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...
En ce moment je suis en tunisie a Nabeul, il fait moche alors hop, cyber café pour publier un texte écrit en 2011 quand j'etais a Istambul... Vu qu ej en'ai pas de correcteur
Le vieil homme gravit les marches
en s'aidant de la rampe.
Oh oui !
qu'elles étaient dures etl ongues
ces marches
que j'avais descendu et monté
tant de fois.
Ces marches irrégulieres
qui avaient
supporté tant de pieds
et qui,
s'étaient usées
là
où les pieds se posaient continuellement.
Oh oui !
qu'elles étaient dures et longues !
En pleine motée,
il s'arrêta,
en reprenant son souffle.
il me regarda
de cet air fatigué
qu'ils avaient tous !
A mon tour
je le regardais en souriant
comme pour l'encourager
a continuer encore.
Je savais qu'il n'en pouvait plus,
pourtant
il continua lentement son ascencion.
j'avais le temps
et confiant je l'attendais.
Je le connaissais
et depuis le temps
il m'avait reconnu, lui aussi !
De toute façon
je les connaissais
même,
si eux, ne me connaissaient
pas encore tout a fait !
Dérriere lui,
loin derriere,
une femme,
jeune de son état
me souriait en me faisant signe de la main.
pareillement,
ma main la salua poliment.
elle semblait si heureuse
de me voir !
Dans quelques minutes
nous allions nous retrouver
et se réjouir de nos retrouvailles !
Maurice,
le vieil homme,
mon ami de toujours
s'arrêta encore une fois
non loin de moi.
Je le rejoignis
et m'assis à mon tour
a ses côtés.
Il me souria d'un sourire enfantin,
et je lui parlais doucement.
Ma présence le réconforta
et il fut heureux
que le lui tienne compagnie.
Nous parlâmes de tout et de rien.
de la vie passée,
de ses enfants,
de ses amours de jeunesse.
Tout lui revenait en mémoire.
Sensation de plénitude.
J'étais l'amie de toujours,
celle que l'on désirait de puis longtemps
et qui,
d'une façon ou d'une autre
serait toujours présente.
Et puis,
Judith apparue
essoufflée et trempée de sueur.
Je l'acceuillis les bras ouverts,
laissant pour quelques minutes
Maurice reprendre son souffle.
A mes côtés
toute la souffrance disparaissait.
la longue et pénible montée
ne devenait plus qu'un lointain souvenir !
Pendant que nous cheminions ensembles,
elle aussi,
se confia à moi.
Je l'écoutais avec attention
même si je connaissais sa vie !
D'ailleurs,
de qui je ne connaissais pas la vie ?
Judith laissait derrière elle,
un nouveau né,
et un mari en pleurs.
Pourtant,
le bonheur en ma compagnie
la remplissait de réconfort.
Tous,
Nourissons,
jeunes,
adultes,
vieillards,
Tous,
homme ou femme,
Tous,
étaient maintenant
si tranquilles,
si calmes et sereins
pour ce séjour éternel.
(A mon père)
Istambul 2011.