J’ai dans la tête
Comme des casseroles
Qui résonnent et résonnent.
Tout un fatras de sons,
Comme une cacophonie
D’instruments bizarres
Et non conventionnés.
J’entends aussi parfois des voix,
Dans le lointain.
Elles fredonnent je crois
Un étrange refrain
Emprunt d’étranges mélopées
De souffrances et de deuils.
Bruits sourds et graves
Qui m’entraînent un peu plus loin
Dans ma retraite.
Sombre donjon qui s’élève
Au milieu de droseras
Farouches et cruelles.
Abandonné dans mon donjon phare,
Je rase les murs
Et monte un tourbillon de marches.
Je regarde ce domaine,
Mon domaine,
Etrange prison que celle-ci.
Je le sais depuis longtemps,
Je n’en sortirai pas vivant !
Et depuis longtemps déjà
Je m’y suis résigné.
Petit à petit,
Je deviens comme eux,
Un son, une voix, un bruit dans le lointain.
Un fantôme gémissant
Cherchant une proie,
Un autre à qui conter
Ma folie !