Le cow-boy dort,
Engoncé dans son sommeil,
Ne sait pas,
Que très prés de lui,
Une personne le veut,
Désire le serrer dans ses bras,
Et l'embrasser tout au long des heures.
Il pourrait aller jusqu'au meurtre
Rien que pour le garder… éternellement.
Mais l'Ouest est étranger aux sentiments.
Mais en ce moment,
En cet instant précis
C'est d'une envie de le posséder,
De boire son sang
De le vampiriser
Dont il aspire …
Sentiments tellement confus…
Mais il se sent si las,
Si las
Et cette étrange fatigue
Continuelle et perpétuelle,
L'effraie.
Il a peur de s'endormir.
S'il s'endort,
Il ratera peut-être quelque chose,
Un frémissement,
Un souffle prononcé,
Un mouvement
Qui ferait descendre le drap
Sur ce corps musclé.
Alors,
Pour rester encore éveillé,
Il s'imagine.
Il s'imagine qu'il peut le toucher
Et assouvir, ainsi, sa passion.
Mais l'Ouest a si peu de sentiments.
Le cow-boy dort,
L'autre le regarde,
Le regarde et l'aime pour ce sommeil,
L'aime pour cette seconde
L'aime à cet instant.
L'envie, le jalouse, le fantasme.
Mais non, rien, le néant,
Le cow-boy est emporté par Morphée.
Il ne sait pas, ne saura jamais.
Pourtant,
Il n'aurait fallu d'un rien,
Mais justement le rien est resté néant…
Il s'est quand même assoupi,
Et le cow-boy est parti.
Sans même un regard,
Sans même s'apercevoir
Que quelqu'un l'aimait…
Peut-être aurait-il dû faire quelque chose ?
La peur ?
La lâcheté ?
Ou tout simplement
Trop de timidité ?
De toute façon,
Maintenant c’est trop tard,
Le cow-boy est parti !
Peut-être aurais-je du ?