La mer est cruelle
Elle avance inexorablement.
Perpétuel mouvement
Le château ne sera plus qu’un désert
Elle avance et détruit
S’infiltre, démolit les structures
Erode doucement ou avec violence
L’architecture simple et naïve
D’une construction enfantine.
Passe et repasse
Le ressac de la marée
Imperturbable et sans regrets
Elle avance et se perd pourtant
Dans ses méandres.
J’aime la mer
C’est dans l’eau que la vie renaît
Et c’est aussi dans celle-ci
Que se noient aussi le gens !
Drôle de paradoxe
Qu’une mer fasse autant d’infanticide !
J’aime entendre son doux murmure,
Le son des galets qui s’entrechoquent
Lors de ces marées.
Et tous ces corps putrides qu’elle rejette
Sans aucuns sentiments ni d’égard envers les autres.
Le crépitement de son écume
Qui se dépose sur la grève
Et se meurt doucement sur le sable.
Sans fausse pudeur,
Elle nous ramène à nous
Simples mortels
Parmi tant d’ombres.