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petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...

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la sphere


Marc se coucha seul.
Sa tête le tournait.
Comme des vertiges.
Il était pourtant en bonne santé,
Quoiqu’un peu fort.
Mais de toute sa famille;
C'était lui le plus svelte.
Il pratiquait le sport national
Et, était en parfaite condition physique.
Pourtant, ce soir là,
Couché dans son lit,
Il ne se sentait pas bien.
Ses forces l'abandonnaient.
Plus d'envies, de courage, de volonté.
Il s'allongea,
S'enroula dans sa couette,
En se recroquevillant.
Position fœtus.
Il sourit de cette position.
Peut-être n'aurait-il du jamais
Quitter le ventre de sa mère ?

Il passa une sale nuit.
Se tournant, se retournant,
N'arrivant pas à trouver le sommeil.
Ce n'était pas à cause de saleté de bestiole
Qui,
A chaque fois qu'il commençait à s'endormir
Prenait un malin plaisir
A bourdonner dans son oreille.
De cela, il s'en moquait,
Quelque chose d'autre l'empêchait de dormir.
Son esprit
Se refusa à l'analyser.
Le réveil sonna 7 heures.
Maugréant déjà ce lever,
Il appuya, un peu trop fort, sur le bouton
Qui resta collé sur son doigt.
Un liquide jaune, couleur pus,
Suinta de son corps.
Une matière visqueuse
Entourait son corps.
Sa couette, son drap, son matelas
En était imprégné.
Il ouvrit les yeux,
Alluma la lumière,
Et vit avec effroi
Ce, dans quoi il était.
Cependant, il se sentit bien.
Si bien,
Qu'il décida de ne pas se lever,
De rester ainsi.

La journée se passa ainsi,
Il ne se leva pas,
Et, Marc, resta dans ce liquide.
Pendant trois jours,
Il ne sortit pas du lit,
Restant cloîtré dans sa chambre,
Seule et unique pièce de sa vie.
Ses parents ne s'inquiétèrent pas,
Ils avaient l'habitude
De ne pas avoir de nouvelles de lui
Pendant quelques jours.
Son travail l'appela
Mais n'obtint aucune réponse.
Il allait être certainement renvoyé
Et franchement,
C'était là, le moindre de ses soucis.

Allongé dans son liquide,
Marc se tourna sur le dos,
Regarda le plafond
Et s'extasia
Devant cet animal à cinq branches
Qui remuait devant ses yeux.
Il ne connaissait pas cette espèce,
Mais cela l'amusait beaucoup.
Il se sentait étrangement
Mou.
Lui,
Qui n'était jamais vraiment tombé malade,
Lui,
Qui se considérait comme une force de la nature,
Lui,
Qui maintenant se sentait léger,
Comme flottant en état d'apesanteur !
Etrange sensation.
Il cligna des yeux,
En l'espace d'une seconde à peine,
L'étrange animal aux cinq branches
S'était dédoublé.
Il y avait maintenant deux bestioles
Qui papillonnaient dans les airs.
Quand elles se rencontraient
Elles s'emboîtaient l'une dans l'autre,
Se tapaient parfois,
Ou se joignaient l'une contre l'autre
Pour aussitôt s'éloigner.
Marc trouvait cela absurde,
Mais il souriait.
Il entendit quelqu'un frappait à sa porte,
Mais ce son était si loin, sourd,
Qu'il ne fit rien.
Ne répondit pas,
Se contenta juste de se replier sur lui-même.
Il avait perdu la notion du temps.
Il ferma les yeux
Et enfin s'endormit.

Les pompiers
N'eurent aucun mal
Pour enfoncer la porte.
Quand ils entrèrent dans la pièce,
Ils s’arrêtèrent net.
Les parents de Marc,
Poussèrent les pompiers
Pour voir leur enfant.
Sa mère s'évanouit
Et son père se cacha les yeux.

Sur le lit,
Une sphère s'élevait dans les airs,
Immobile,
Comme suspendu dans le vide.
Au-dedans,
Un bébé dormait.

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