petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...
Papa est mort et la famille se déchire. Après être resté trois semaines à l’hôpital de sarcelles au service de soin palliatif, il est parti en pleine nuit, dans son sommeil, à la suite d’une OAP. (oedeme aigu respiratoire)
Hallucinant comment on peut s’embrouiller en si peu de temps. Exacerbé par la douleur, la fatigue aussi et l’accumulation de tout ces riens qui font une montagne. La fracture s’intensifie pour n’être que chaos, gouffre et abysses.
Alors, pour ne pas froisser la susceptibilité des uns et des autres, j’essaye de faire au mieux, et le mieux pour l’instant reste le mutisme. En prendre plein la gueule, entendre des remarques désobligeantes, des injures aussi et faire (maintenant) comme si de rien n’était. Pour ma part, papa est mort et toutes ces déchirures, ces fractures ne le feront pas revenir. Au lieu de se réunir, de renforcer les liens familiaux, on s’en écarte. Tant pis ? Tant mieux ? Je n’en sais rien et ne veux pas ou plus le savoir.
Je ne vais pas me servir de ce blog pour une pseudo thérapie.
Dans ce blog, il y a une catégorie « un peu de ma vie » ! Eh bien ! Voila ! Cet article dévoilera ce « un peu de ma vie». De toute façon pour ce qu’il est lu !
Un frère de 45 ans qui vit encore chez les parents (chez maman maintenant), un parasite devenu alcoolique, drogué et tout ce qui va avec ! Je parlais tout à l’heure de fractures et de liens qui devraient se resserrer. Certes ! Mais pas avec lui ! Ce frère n’est qu’un parasite, un profiteur ! Un mec qui préfère se shooter, boire et faire subir son addiction, ses manques aux autres. Devinez maintenant qui se régalent de ses conneries ? Ma mère bien sûr et moi-même ! Depuis des années il profite de tout le monde, et ne se gêne pas pour insulter et imposer sa violence plus orale que physique.
Sauf en ce jour du 23 juin. 2 Jours après le décès de papa. Comment ne pas craquer quand on se fait traiter de « sous merde », « sous homme » et « d’enculé de fils de… » ? Pour un mec qui est en dessous de tout, qui ne représente qu’en fait la première sous couche d’un humus déjà pourri, comment ne pas craquer ? Certes, j’ai craqué, et nous nous sommes battus réellement. J’ai perdu mon calme et ma patience de toutes ces années où je m’en suis pris plain la gueule par ce parasite, j’ai craqué ! Maintenant on ne se parle plus et il est mieux ainsi.
Nous formions une famille, plus ou moins, soudée. Parfois moins que plus, mais une famille.
Il me semblait que ma mère était le pilier central de ce nœud familial. Pourtant je me trompais et c’ était bel et bien Papa qui détenait les rênes de cette famille. Une poutre qui soutenait toute une maison, et qui calmait les accents, et les colères de chacun. Mais il est parti et rien ne le fera plus revenir….
Ma peine est là. Parfois visible, parfois invisible, mais belle et bien présente. Je ne suis pas le seul dans ce cas là, bien sûr !
Il est vrai que des pères décéderont encore, mais celui-ci était le mien, et c’était un super papa.
Tu me manques !
Maintenant tout ce que je peux dire, c’est de profiter, de parler, de prendre des photos et de créer encore plus de souvenirs avec les parents. Car quand ils s’en vont, eh bien tout s’arrête ! C’est bête à dire mais….
PS : Voila pourquoi pendant et depuis quelques temps je ne faisais rien paraitre sur ce blog nullement en jachére mais bon....