petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...
Hier, après une séance au badminton sous une chaleur délirante dans un gymnase en sueur, je suis rentré plus tôt retrouver l'appart et Sylvain. Qui, allongé de tout son long sur le canapé, regardait dans un état amorphe une télé qui s'abêtit tous les jours un peu plus ! (On attends avec impatience tous les don Camillo et les gendarmes de St Trop !!!)
Vu nos états, on commande une pizza pour deux et on s’abrutit un peu plus devant la sixième chaîne ! Après quelques heures passés devant cette boite a images sordides, direction dodo !
Dieux, qu’il faisait chaud, ma patte folle n’arrêtait pas de bouger, mon oreille qui me tirait, (j’ai encore une otite ! Pensez à appeler l’ORL), cette chaleur étouffante et el sommeil qui ne tardait a poindre le bout de son nez ! En partie à cause de toutes ces raisons mais plus précisément de ces pensées qui me torturaient l’esprit ! Donc au lieu d’emmerder Sylvain à bouger et rebouger sans cesse, (sachant qu’il se levait tôt) j’ai préféré m’asseoir sur le canapé, allumer la Xbox360 et jouer à n’en plus finir ! Après quatre heures de jeu consécutif, j’ai entendu les oiseaux chanter, le camion poubelle passer, et là je me suis dit : Oliver, il est peut-être grand temps que tu ailles te coucher et enfin dormir ! Sylvain dormait, il n’a même pas du m’entendre me coucher, et je me suis couché de mon côté fermant mes petits yeux rougis, en croyant dormir du sommeil du juste !
Malheureusement, si mon corps avait besoin de repos, mon cerveau quant à lui n’arrêtait pas de gamberger… Toutes sortes de questions à la con passaient et repassaient en boucle… La crise existentialiste n’a pas que pour vocation le fait de toucher les adolescent en mal de savoir ! Elle touche aussi les plus âgés ! Apes 42 années de vie passé sur cette terre, mes pensées (qui n’ont pas d’autres fonctions que de me tourmenter) n’ont rien de trouver de mieux de faire une rétrospection, et de se demander pourquoi maintenant à l’heure actuelle j’étais devenu comme je le suis !
J’ai toujours vécu entouré de gens. De filles, de garçons, de gays, d’hétéros, d’amis, de copains, et si je me souviens bien on m’a toujours connu plus ou moins en couple ! Avant, on prenait soin des uns et des autres, on se téléphonait, on se rendait visite, on sortait, on s’invitait à manger etc… etc… En résumé j’avais une vie sociale étendue et active ! (Je ne parlerais pas de ma vie professionnelle, qui a toujours été à chier ! Ce fut un choix dés mes 17 ans ! J’ai toujours préféré réussir ma vie sociale, amoureuse que professionnelle !) Maintenant, qu’en est-il vraiment ?
J’ai peut-être plus de 30 ou 40 contacts dans mon tel. Si, j’avais franchement le courage (mais comme beaucoup de mecs je suis trop lâche), j’effacerais la plupart de ces noms pour ne garder en réel que 6 a 8 personnes ! J’ai remarqué que si je ne téléphone pas personne n’appelle ! Plus personne ne vient à la maison (en comparaison des jeunes années), on ne prend plus soin des autres, on se moque presque de savoir comment ils vont, les invitations se font de plus en plus rares, et s’intéresser aux choses qu’ils font, alors là, c’est comme nager en pleine science fiction ou de pisser dans un violon ! Suis-je devenu un vieux con (vieux c’est sûr) pour avoir ce présent à chier ? Suis-je devenu aussi transparent et sans intérêts pour exprimer cette sensation d’abandon ? Sis-je devenu le névrotique de la « bande » ? Mon univers est-il devenu si terne et fade pour ressentir ce malaise ? Vais-je finir comme dans cette ancienne publicité où on voyait une vieille femme dans son appart parler à son poisson, à sa plante, à son poste de télé en leur donnant des prénoms familiers ? Est-ce cela vraiment vieillir ? Rester tout seul chez soi, ne plus voir personne, et s’enfermer dans sa coquille pour mourir comme un chien abandonné ? Si franchement c’est ainsi autant se suicider tout de suite ! Mais bon, avec la chance qui me caractérise, il est certain que mon suicide raterait et que je finirais sur une chaise roulante ou comme un légume baveux sur un lit d’hôpital triste et blafard ! Je croyais qu’en écrivant cette morosité ambiante passerait il n’en est rien.
Si cela vient de moi, de mon état, de ce que je suis devenu, alors il va falloir rapidement que je change de fusil d’épaule (sans jeu de mot), mais si cela vient des autres qu’y puis-je ?
Puisque personne ne correspond plus, ne veut plus prêter attention aux uns et aux autres, comment savoir ? Est-ce justement une ambiance générale de ce monde qui en est la cause ? Une déprime mondiale ? Je me pose trop de questions !
Quoi qu’il en soit, quand je me suis couché, après avoir joué et joué, alors que Sylvain dormait, mon cerveau gambergeait de tous côtés sans me fournir le sommeil auquel j’aspirais tant !
Bien à vous….