petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...
Le parapluie fourré dans sa gaine,
Sa paume d'argent et de rubis
Résidait dans la main crispée et fanée
D'un homme vêtu d'un long manteau
1OO % cachemire beige.
Elégance d'un superbe manteau
Contre la noblesse spirituelle d'un vieillard.
Son Borsalino cachait une partie
De sa calvitie naturelle.
Le dos voûté par le poids des ans
S'affaissait mollement
Contre le dossier d'une chaise.
Malher retentit dans la salle.
Œuvre funèbre.
Malgré sa vieillesse,
Son regard était vif,
Son corps flétri et bedonnant
N'attendait pas moins
Le plaisir de la chair.
Malgré son impuissance a bander
Il regardait avidement,
Les petits jeunes qui passaient
En rêvant à celui qui serait prêt
A se donner,
A offrir son corps et sa queue
Pour assouvir ce besoin sexuel…
Mais les jeunes veulent du jeune
Or lui,
était vieux,
Ridé, ventripotent et presque laid.
Sa beauté se trouvait en son for intérieur,
Cachée sous le masque de ces rides.
Maintenant, il ne lui restait plus
Que des souvenirs,
Abondants souvenirs,
Certes,
Mais souvenirs quand même !
Et la mémoire à cet âge
Est défaillante,
Vacillante,
Débilitante même.
Un petit vieux, sénile,
Incontinent et vicieux.
Où est la noblesse ?
La beauté ?
Nulle part…
Contraint, résigné,
Le vieux monsieur parti,
Et laissa à sa place
Une flaque jaune et puante…
A suivre : le vieux monsieur (part 2) lol !