petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...
Quelque part,
là où il fait froid,
au fin fond d'une Laponie,
enterrée sous des mètres de glace et de neige
une femme joviale et âgée regarde émerveillée
tous ses enfants.
Petits lutins
qui prépare activement tous les jouets.
Ce soir sera le grand soir
et tout sera prêt.
Le feu crépite dans la cheminée,
le chat ronronne,
la femme le caresse tendrement
et l'homme,
en habit rouge,
prépare ses rennes.
Rudolphe
gratte la neige de son sabot.
Avec son nez rouge
il guidera le fabuleux traîneau
qui,
une fois chargé
ne pourra s’envoler
que tiré par neuf rennes.
Eux aussi,
s’apprêtent à parcourir,
dans la nuit noire,
le tour du globe.
Ils savent qu’ils contribuent à leur façon,
le bonheur de tous les enfants.
Mère Noël posa doucement le chat à ses pieds,
se leva en s’aidant de sa canne,
s’approcha de son mari
lui lissa se longue barbe blanche
lui déposa un tendre baiser sur sa joue,
et,
de sa voix douce
lui murmura quelques gentillesses.
Les lutins,
quant à eux,
chargèrent en chantant
le traîneau de tous les jouets fabriqués.
Enfin,
Le père Noël prit place sur son traîneau
et donna le signal du départ !
Rudolphe se cabra
et exhorta ses fidèles compagnons
à tirer.
Les patins de l’attelage crissèrent sous la neige
et dans un ultime effort
ils s’envolèrent.
Comme signe d’au revoir,
Mere Noël et tous les lutins
entendirent dans la nuit silencieuse
ce « hohoho » devenu maintenant si célèbre.
Il n’avait pas une minute à perdre,
le temps lui était compté !
Il avait tant d’enfants à satisfaire,
tant de jouets à distribuer,
que, pour ce faire,
le père noël avait plus d’un tour dans son sac.
Chronos,
Dieu parmi les dieux
lui avait octroyé le don
d’arrêter le temps.
Par une formule magique
le père Noël pouvait donc arrêter les heures,
c’est pour cela
qu’une simple nuit lui suffisait !
En contre partie
les humains et toutes leurs actions
continuaient de se faire.
Muni de sa hotte sans fond
il retirait sans cesse les jouets
pour tous les enfants.
Il venait de finir tout l’occident.
Les rennes galopaient dans le ciel,
le traîneau laissait derrière lui
une fine pluie d’étoiles multicolores.
Sous sa barbe blanche
se dessinait un sourire heureux,
ses yeux même semblaient rire.
Quand il passa au-dessus de l’Afrique,
il regarda ces humains,
petits points insignifiants,
qui couraient dans tous les sens.
Il ne prêta pas attention
et n’entendit pas
cet objet qui venait,
du sol ou des airs,
droit devant lui.
Le missile le percuta de plein fouet.
Une terrible explosion s’ensuivit
et,
le père Noël, ses rennes, son traîneau
s’évanouirent dans les airs
dans un nuage de poussières d’étoiles.
Mère noël,
à cet instant,
ressentit au plus profond de son cœur
une tristesse si infinie
qu’elle tomba par terre
et pleura.
Elle comprit,
sur le coup,
que son cher et tendre mari
venait de disparaître à tout jamais !
Epilogue :
Depuis ce jour
Mère noël
pour ne pas punir les enfants
de la faute de ces affreux adultes,
enfilait l’habit rouge de son mari,
se grimait de telle façon
que nul ne pouvait deviner la « supercherie » !
Et,
qans la nuit du 24 décembre,
on peut voir encore
si on lève un tant soit peu les yeux,
un traîneau chargé de jouets
tiré par neuf rennes,
guidé de main de maître
par une mère noël
déguisée en père noël !