petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...
Les redites d'encore et de toujours,
La mer s'est tarie.
Elle a laissé sur son passage
La rocaille de la pierre,
Le craquèlement sec du sable,
Le vent froid du désert,
L'immensité du gouffre
Ou,
A perte de vue s'étend
La solitude et la mort.
Pas une herbe,
Pas un oiseau,
Que le soleil ondoyant sur la plaine stérile.
Le roulis du sable,
Le hurlement d'une tempête,
Le typhon se prépare,
L'effondrement d'une dune
Et l'abdication de toutes vies.
L'erg d'une âme
Sans cœur et sans passions.
Errance sur une sente éperdue d'amour.
Une schizophrénie aberrante,
Où seules résident la noirceur d'un linceul,
La virtuosité d'un pourfendeur de cœur,
L'amertume, et l'acidité d'un bourreau.
Pourtant,
Il n'a suffit d'un rien.
Un regard, un sourire, un banal geste
Et les rouages d'une mécanique inusitée depuis des années,
Pour se mouvoir subrepticement
Dans un dernier spasme d'une regenèse.
Maintenant la peur,
De savoir, de connaître !
Transplanter en son sein
Le renouveau d'une situation ternie.
Errare no est humane mano humane est erraro.
A détruire l'épanouissement de sentiments,
A tuer en son for la puissance d'une source,
La bête alors de ses cendres renaît.
Tel un phénix enflammé
Le silence coûte ce prix…/…
L'exhaustif n’est pas,
Mais a tout savoir,
Je me ferais plutôt son serf
Que de rester dans un vice de luxure
Et d'appauvrissement linéaire de corps.
Montaigne fit de la Boétie son plus intime confident,
Verlaine goûta le nectar de son tendre éphèbe Rimbaud,
Louis II, saint protecteur de Richard Wagner
Antinoüs, favori d'Hadrien
Tadzio, beauté des beautés protégé d'Aschenbach
Et Ganymède, furtive liaison d'un Zeus frappé d'un Cupidon.
Parmi toutes ces ombres du passé
Que serais-je, moi, pour toi mon amour ?