petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...
Il regarda cet objet oblong.
Objet qu'il avait reçu par la poste.
Objet qui traînait, maintenant,
sur sa petite table du salon.
Il s'était demandé,
à maintes reprises,
si oui ou non,
il devait le commander.
Et il l'avait fait !
Et maintenant qu'il était là,
il ne savait pas quoi en faire.
Bien sur,
il connaissait son fonctionnement,
mais franchement,
était-ce vraiment de ça
dont il avait réellement besoin ?
Souvent, avec ses amis,
il s'était moqué
de ces instruments.
Il ne concevait pas que cela puisse
réellement satisfaire un besoin.
Mais au fond de lui,
secrètement,
honteusement presque,
il voulait connaître toutes ces sensations.
Alors un soir,
ne sachant que faire,
seul devant son ordinateur,
il écuma,
fébrile,
des sites et des sites.
Il en avait trop vu,
et maintenant,
il ne savait que choisir !
Devant toutes ces photos,
il se leva,
tourna sur lui-même,
se rassit,
ferma les yeux,
et pointa, au hasard,
son doigt sur une photo.
La commande fut passée,
et quatre jours après,
la poste lui livra son colis.
Il n'en parla a personne.
Peur que ses amis se moquent,
peur qu'on le prenne pour ce qu'il n'était pas,
peur de ne plus pouvoir se regarder dans la glace.
l'emballage était correct,
personne ne pouvait supposer
qu'un objet aussi sordide qu'honteux
pouvait se trouver là !
Enfin,
il défit, quand même, l'emballage,
sortit, précautionneusement,
son objet,
et le plaça sur la table.
Il esquissa un sourire,
sourire nerveux.
Pour se donner du courage
il se servit une rasade d'alcool.
Petit vin de pays
qui se laissait boire.
après quelques verres,
un peu éméché aussi,
il prit l'objet dans ses mains.
La matière,
dure et molle à la fois,
le surprit.
Il appuya sur un bouton,
l'objet se mit a vibrer.
Il augmenta sa puissance
et l'objet voulut comme s'échapper de ses mains !
Il diminua alors le volume
jusqu'à l'éteindre.
Puis,
il le reposa doucement sur la table.
Il se leva,
défit son ceinturon,
abaissa son pantalon
et enleva son caleçon.
Il était tout a fait nu.
Il se caressa doucement
et sa verge se tendit.
Il reprit alors l'objet entre ses mains.
Lentement,
l'objet prit place
dans la cavité naturelle du jeune homme.
Il haleta
et poussa un long soupir.
L'objet vibrait dans son corps,
et,
pour la première fois,
Jean-Charles de la Persédegur
prit son envol
dans les plaisirs de la chair !