petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...
On m'a souvent (enfin souvent) demandé pourquoi écris-tu des poémes ? Pourquoi pas de vraies histoires ? Donc j'ai cherché dans tous mes écrits... Cete histoire date des années 80 si je me souviens bien.... Comme quoi, il faut toujours conserver les choses que l'on écrit ! lol !!! donc deuxieme conte !! Eh oui encore un conte.... :)
LA RECHERCHE.
C'est un personnage petit, court sur pattes, jovial avec une barbe mi longue qui est toute blanche. Et il court dans la forêt à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un, il ne sait pas où il va mais il est parti. Alors courant éperdument, à en perdre haleine, il s'arrête ! Et il rentre dans une cabine téléphonique :
- Allô ? Je suis perdu !
Au bout du fil une bouche, qui n'a ni corps ni tête, une bouche tout simplement qui vole dans les airs, lui répond :
- Bonjour ! Ici Madame la Bouche. Je vous écoute…
- Mon âme est partie, je ne sais comment, mais elle est partie faire un tour dans cette forêt et je cours après elle mais je me suis perdu.
- Ne coupez pas, une seconde, je vous entends, je suis là, ne vous inquiétez pas, nous sommes là, nous vous écoutons
- Mon âme, je l'ai vue partir, elle s'est faufilée de mon corps, et je l'ai appelée mais elle ne m'a pas répondu, alors j'ai couru après…
- Patientez un instant, nous vous envoyons quelqu'un !
Le personnage sortit de la cabine, il faisait chaud et d'un coup son âme passa au devant de ses yeux. Il se mit debout, lui parla mais rien à faire ! Elle recommença à planer, et le personnage démarra aussitôt après elle. Mais le téléphone résonna encore, dring, dring, dring. Le téléphone sonne et personne pour répondre. Ils sont partis l'un après l'autre. En chemin, le personnage rencontra un homme, grand, grand, grand, et mince. La tête de l'homme atteignait la cime d'un cyprès, alors le petit personnage lui demanda :
- Hey, monsieur le géant, n'auriez-vous pas vu passer mon âme ? Je l'ai perdue de vue juste ici, et après pffuiiiit, envolée.
Le géant se baissa et prit dans sa main le personnage.
- Si monsieur le nain, regardez au fond de ma bouche, elle est y entrée, alors que je baillais !
Le personnage entra dans la bouche de monsieur le géant, et en effet, il vit son âme, il lui tendit la main et elle se mit dans la paume du personnage et ils firent demi-tour, direction la sortie. Mais soudainement englobé par un liquide, produit par les glandes salivaires du géant, le personnage et son âme descendirent directement dans l’estomac où ils furent digérés en un clin d'œil. Le géant rota et parti en grandes enjambées. Là, il rencontra un arbre à pains qui lui dit :
- Bonjour monsieur le Géant, prends donc un de mes petits pains, et dis-moi s'ils sont bons ?
- Merci l'arbre à pains.
Le géant ne se fit pas prier, et il prit un des petits pains de l'arbre. Mais quand il avança sa main pour prendre son dû, l'arbre à pain se transforma en un dévoreur de géants et il l'avala tout cru !
Entre temps le dépanneur était arrivé à la cabine téléphonique.
- Allô ? Je suis le dépanneur et il n'y a plus rien à dépanner ! Il est parti…
- Oui, c’est Madame la Bouche, je vous entends…
Le dépanneur raccrocha, regarda autour de lui, et vit le pied qui se baladait paisiblement en sautant gaiement.
- Pardon monsieur le pied, vous n'auriez pas vu …
Mais le pied passa à côté de lui et continua son chemin en sautant et en chantant. Survint alors de derrière un buisson, un évêque. Le dépanneur s'inclina et parla :
- Pardon monseigneur l'évêque, vous n'auriez pas vu passer un personnage à la recherche de son âme ?
- Non mon fils, mais viens avec moi, raconte moi tes pêchés. Qu'as-tu fait mon fils ? Dieu te pardonnera…
- Monseigneur l'évêque, je n'ai point pêché, mais j'ai pour ordre de retrouver le personnage à la recherche de son âme qui s'est sauvée et…
- Je le sais, mon fils, mais viens avec moi…
Le dépanneur suivit l'évêque, et au bout de quelques hectomètres, ils entrèrent dans une case. Une femme vêtue de noir était là. Il y avait beaucoup d'encens, et le mystère de la magie planait dans l'air.
- Je savais que vous viendriez, j'étais sure, je l'ai vue dans ma boule de terre cuite. Ton personnage et son âme se sont fait avaler et digérés par monsieur le géant qui à son tour s'est fait mangé par l'arbre à pains qui n'était rien d'autre qu'un dévoreur de géants. Va voir l'arbre à pains mais ne mange pas de ces petits pains, et tu lui diras "Je suis sur que tes petits pains sont succulents, malheureusement je suis au régime; mais rends moi donc le ventre du géant que tu viens de dévorer précédemment" dis le lui c'est un code, il comprendra, allez maintenant va !
Ainsi le dépanneur alla vers l 'arbre à pains, et déblatéra ce qui lui avait l'enchanteresse. L'arbre à pains lui donna le ventre du géant et le dépanneur couru revoir l'enchanteresse.
- Voilà son ventre et après ?
Elle emmena le ventre dans le coin de la pièce, prodigua des formules magiques et apparurent le personnage et son âme. L'enchanteresse leur donna ordre de compter jusqu'à trois, ce qu'ils firent, et le personnage et son âme se retrouvèrent au devant de la cabine téléphonique.
Ici finit mon histoire.
Conclusion : Il ne faut jamais courir après une âme, car on finit toujours par se perdre.