petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...
Il recommença
encore et encore,
avec toujours plus d'ardeur et de convictions.
Mais à chaque fois,
et comme toujours
il ratait.
Il ne savait pourquoi
et s'énervait.
Etait-ce sa punition ?
Etait-ce un envoûtement ?
Ou tout simplement sa médiocrité ?
Un travail ne rimant à rien,
mais qu'il devait faire !
Se sentant obligé d'accepter cette tâche,
ce labeur ingrat et débile !
Pourtant,
son ascension était bonne,
il marchait, gravissait cette montagne
d'un bon pas allègre.
Il ne sentait même pas son lourd fardeau
même avec la chaleur,
même avec les vapeurs de soufre
qui sortait de cette montagne empierrée.
A mi-chemin,
il s'octroyait, royalement,
une pause de courte durée,
à peine le temps
de reprendre son souffle,
puis il repartait,
inlassablement.
Et c'est toujours sur les derniers mètres
quand il apercevait, enfin, la crête,
quand il voyait, enfin, le bout,
que ses pieds dérapaient
et qu'il perdait tout contrôle !
Le lourd fardeau qu'il portait
alors sur ses épaules
semblait comme muer de vie
et l'emportait dans sa chute.
Attiré vers le bas,
le rocher roulait, sur la pente,
emmenant avec lui les gravillons
qui entraînaient avec eux,
cet homme condamné
au pire châtiment.
Payant au prix fort
sa vie passée
basée sur la tromperie,
le vol, les mensonges et l'abus de confiance.
Sisyphe
se devait à chaque fois,
pour toujours et à jamais
refaire cette ascension infernale !