Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...

Publicité

H.G.M.

 

Certains dansaient,

D'autres riaient,

Ils dansaient même parfois en riant !

Du moins,

Ils gesticulaient sur ce petit espace de danse,

Où,

S'entassaient pêle-mêle

Des jeunes et des moins jeunes.

L'ambiance était là;

Simple et bon enfant.

Ils étaient là pour s'amuser,

Danser, boire, sourire et draguer.

Certains même,

Espéraient encore trouver l'homme de leur vie !

Quelques-uns,

S'éteint mollement assoupis sur les banquettes rouges,

Trouvant ainsi un repos imaginaire

D'une descente rapide d'un mauvais acide.

 

Depuis quelques minutes qu'il était entré,

Et déjà il sentait le regard oppressant

D'un type.

Il tourna la tête

Et fixa le mec droit dans les yeux.

Regard noir et glacé.

L'autre s'arrêta de danser

Et se sentit mal à l'aise.
Le regard le transperça.

Dur, sévère intransigeant et sans appel.

De sa vie,

On ne l’avait regardé ainsi.

Il fit quelques pas

Et détourna la tête en se cachant derrière un pilier,

Et se remit à danser.

Sueur froide dans le dos.

 

Il venait à peine d'arriver

Et ce n'était vraiment pas

Pour se faire un mec tout de suite.

Il voulait prendre son temps,

Boire un verre,

Discuter un peu au bar

Mater les mecs,

Et choisir celui avec qui,

Il finirait la nuit.

Il aimait ça, les boites !

C'était son terrain de chasse favori.

Un mec par nuit,

Une aventure sans lendemain,

Et surtout pas d'attaches !

Il se trouvait encore trop jeune,

Trop beau,

Et ne voulait pas se contenter d'un corps,

Alors que le monde recelait

Tant de corps, d'étreintes, d'odeurs différentes.

Pourquoi se contenter d'un mec

Quand on peut partager tant d'amour ?

 

Certains mecs le trouvaient trop beau

Et se disaient qu'il n'était pas pour eux.

Pourtant,

Il n'était pas difficile.

Jeunes, vieux, maigres, gros, poilus, imberbes, jolis,

Moches, ringards, abrutis,

Il s'en foutait éperdument.

Tout lui convenait.

Pour lui,

Les mecs  n'étaient que de la chair

Et une compagnie pour combler sa solitude.

Il jeta son dévolu sur  un mec

Qui s'étonna qu'on s'intéresse à lui.

Regards, sourires, clin d'œil,

En un rien de temps

Marc invita ce coup d'une nuit

A prendre un verre.

Assis en face de lui

L'autre le dévisagea.

Ses yeux étaient étranges.

Certainement des lentilles de couleurs pensa t-il.

La tendance était à ses nouvelles lentilles

Qui donnaient à la forme de la pupille

Des yeux de serpents.

Regard étrange et parfois inquiétant.

Marc portait autour du cou

Un collier en cuir orné d'un pendentif en argent.

-          Ca représente quoi ?

-          Un squelette de poisson.

-          Ah ?

-          Oui, et c'est tout ce qu'il reste, à peu près, après le déjeuner d'une pieuvre !

Et Marc rigola.

Il regarda Marc un peu mieux.

Tatouée dans son cou

Une petite pieuvre

Aux fins tentacules

Etait comme gravée.

Un bras de celle ci descendait vers son torse.

A chaque pulsation de ses veines

A chaque mouvement de sa tête

La pieuvre semblait comme animée de vie.

Surprenant aussi qu'étrange.

Marc continuait de rire,

L'autre en fit autant.

Après deux ou trois verres ils s'en allèrent.

Direction : l'appartement de l'inconnu.

Marc n'aimait pas emmener ses relations nocturnes

Chez lui.

 

A peine arrivé chez l'autre,

Marc se déshabilla

Exhibant un corps parfait.

L'autre eut le souffle coupé

Et cru qu'il rêvait.

La queue raide de Marc

Se dressait fière et droite,

Prête à assaillir ce nouveau corps.

Il sauta sur l'inconnu,

Le déshabilla,

L'embrassa, le lécha le malaxa.

L'autre se laissa faire,

Subjugué par cet individu si "parfait".

Il pensa même à un rêve !

Les mouvements de Marc étaient fluides,

Aériens, sensibles et attentionnés.

Alors que marc était en lui,

L'autre ouvrit les yeux

Et son regard se posa

Sur le tatouage de la pieuvre.

 

Elle commença à se mouvoir

Pour disparaître entièrement

Dans le corps de Marc.

Hallucinations ?

Délires ?

Fébrilités des plaisirs donnés ?

Il ne s'en préoccupa plus.

Il ferma les yeux

Et se concentra sur les délices de cette union.
Après de longues minutes torrides

Marc jouit en criant.

Son partenaire allait lui aussi, exploser.

Mais il sentit sur son corps

Quelque chose de visqueux et de poisseux

Et qui commençait à le piquer, à l'irriter.

Il ouvrit les yeux.

 

Avant qu'il n'eut pu crier,

Marc l'embrassa.

Dans son dos,

Des tentacules sortaient.

Elles emprisonnèrent  le corps de l’autre

En lui injectant un poison paralysant

Qui doucement liquéfiait tous ses organes.

Marc avait maintenant faim

Et son dîner l'attendait tout contre lui.

Il partit de l'appartement

En laissant derrière lui

Un squelette déjà blanchi.

 

Nous devenons ce que nous mangeons.

 

(H.G.M : humain génétiquement modifié.)


12/02/2008

 

Retour du théâtre de 10 heures (Pigalle). SOPHIA ARAM "Du plomb dans ma tête".

 

Je suis dans le lit, et tout en écrivant je me pose cette question : pourquoi écrire ou pourquoi tenir un   blog ? Ou pourquoi mettre mes histoires sur un blog ?

A cette question, je me dis tout simplement que j'ai pris en considération ce que les autres (amis, copains, internautes qui ont commencé à me lire) me disaient : "tu écris bien, tes histoires sont sympas, même si elles sont un peu noires, c'est agréable à lire". Voilà tout simplement. Donc après avoir édité quelques textes, je recevais des messages d'encouragements. En aucun cas je n'ai pris la grosse tète, mais secrètement je rêvais de quelque chose j'avais imaginé lors de mes 15-16 ans : Vivre de ma plume.

Rêve utopique, qui je le sais maintenant, ne se fera jamais. Certes mon blog est tenu régulièrement. Je publie une histoire à peu près toutes les semaines. Juste le temps quelle soit lue. Quand j'allume mon ordinateur, j'espère recevoir des mails me disant " vous avez un nouveau commentaire sur votre blog". Mais plus le temps passe, et moins je reçois ce genre de courriels.

Que dois-je ne conclure ? Que les gens mentent ? Que mes textes ne sont pas aussi bien que cela ? Ce qui me ramène au début de mes pensées : A quoi cela sert-(il vraiment ? Je pense être normal, et ce n'est certes pas de l'égocentrisme. Il est normal de vouloir être reconnu pour un "travail" fait. Pour ma part, quand je lis une histoire sur un blog, si elle me plaît, je laisse un com, sinon je ne laisse rien. Vu le peu de commentaires laissés, je suppose que mes histoires ne sont pas aussi bien que l'on prétend ! Je n'ai pas envie de raconter ma vie, elle est si insignifiante ! Je préfère nettement raconter des histoires. Ca me permet de faire travailler mon imagination, même si parfois je tourne en rond. Même si parfois ces histoires sont hermétiques !

On pourrait appeler ceci, la reconnaissance de l'artiste et la reconnaissance de la valeur de son travail. Même si le travail n'a pas de valeur en lui-même, pourquoi alors le reconnaître comme tel ? Je ne pense pas non plus rechercher une quelconque flatterie, rien de tout cela, je me demandais tout simplement (et là je me répète) pourquoi tenir encore ce blog ?

Je sais que ces questions resteront sans réponses, mais quel être ne se pose pas de questions sans  réponses ?

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article