petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...
Certains dansaient,
D'autres riaient,
Ils dansaient même parfois en riant !
Du moins,
Ils gesticulaient sur ce petit espace de danse,
Où,
S'entassaient pêle-mêle
Des jeunes et des moins jeunes.
L'ambiance était là;
Simple et bon enfant.
Ils étaient là pour s'amuser,
Danser, boire, sourire et draguer.
Certains même,
Espéraient encore trouver l'homme de leur vie !
Quelques-uns,
S'éteint mollement assoupis sur les banquettes rouges,
Trouvant ainsi un repos imaginaire
D'une descente rapide d'un mauvais acide.
Depuis quelques minutes qu'il était entré,
Et déjà il sentait le regard oppressant
D'un type.
Il tourna la tête
Et fixa le mec droit dans les yeux.
Regard noir et glacé.
L'autre s'arrêta de danser
Et se sentit mal à l'aise.
Le regard le transperça.
Dur, sévère intransigeant et sans appel.
De sa vie,
On ne l’avait regardé ainsi.
Il fit quelques pas
Et détourna la tête en se cachant derrière un pilier,
Et se remit à danser.
Sueur froide dans le dos.
Il venait à peine d'arriver
Et ce n'était vraiment pas
Pour se faire un mec tout de suite.
Il voulait prendre son temps,
Boire un verre,
Discuter un peu au bar
Mater les mecs,
Et choisir celui avec qui,
Il finirait la nuit.
Il aimait ça, les boites !
C'était son terrain de chasse favori.
Un mec par nuit,
Une aventure sans lendemain,
Et surtout pas d'attaches !
Il se trouvait encore trop jeune,
Trop beau,
Et ne voulait pas se contenter d'un corps,
Alors que le monde recelait
Tant de corps, d'étreintes, d'odeurs différentes.
Pourquoi se contenter d'un mec
Quand on peut partager tant d'amour ?
Certains mecs le trouvaient trop beau
Et se disaient qu'il n'était pas pour eux.
Pourtant,
Il n'était pas difficile.
Jeunes, vieux, maigres, gros, poilus, imberbes, jolis,
Moches, ringards, abrutis,
Il s'en foutait éperdument.
Tout lui convenait.
Pour lui,
Les mecs n'étaient que de la chair
Et une compagnie pour combler sa solitude.
Il jeta son dévolu sur un mec
Qui s'étonna qu'on s'intéresse à lui.
Regards, sourires, clin d'œil,
En un rien de temps
Marc invita ce coup d'une nuit
A prendre un verre.
Assis en face de lui
L'autre le dévisagea.
Ses yeux étaient étranges.
Certainement des lentilles de couleurs pensa t-il.
La tendance était à ses nouvelles lentilles
Qui donnaient à la forme de la pupille
Des yeux de serpents.
Regard étrange et parfois inquiétant.
Marc portait autour du cou
Un collier en cuir orné d'un pendentif en argent.
- Ca représente quoi ?
- Un squelette de poisson.
- Ah ?
- Oui, et c'est tout ce qu'il reste, à peu près, après le déjeuner d'une pieuvre !
Et Marc rigola.
Il regarda Marc un peu mieux.
Tatouée dans son cou
Une petite pieuvre
Aux fins tentacules
Etait comme gravée.
Un bras de celle ci descendait vers son torse.
A chaque pulsation de ses veines
A chaque mouvement de sa tête
La pieuvre semblait comme animée de vie.
Surprenant aussi qu'étrange.
Marc continuait de rire,
L'autre en fit autant.
Après deux ou trois verres ils s'en allèrent.
Direction : l'appartement de l'inconnu.
Marc n'aimait pas emmener ses relations nocturnes
Chez lui.
A peine arrivé chez l'autre,
Marc se déshabilla
Exhibant un corps parfait.
L'autre eut le souffle coupé
Et cru qu'il rêvait.
La queue raide de Marc
Se dressait fière et droite,
Prête à assaillir ce nouveau corps.
Il sauta sur l'inconnu,
Le déshabilla,
L'embrassa, le lécha le malaxa.
L'autre se laissa faire,
Subjugué par cet individu si "parfait".
Il pensa même à un rêve !
Les mouvements de Marc étaient fluides,
Aériens, sensibles et attentionnés.
Alors que marc était en lui,
L'autre ouvrit les yeux
Et son regard se posa
Sur le tatouage de la pieuvre.
Elle commença à se mouvoir
Pour disparaître entièrement
Dans le corps de Marc.
Hallucinations ?
Délires ?
Fébrilités des plaisirs donnés ?
Il ne s'en préoccupa plus.
Il ferma les yeux
Et se concentra sur les délices de cette union.
Après de longues minutes torrides
Marc jouit en criant.
Son partenaire allait lui aussi, exploser.
Mais il sentit sur son corps
Quelque chose de visqueux et de poisseux
Et qui commençait à le piquer, à l'irriter.
Il ouvrit les yeux.
Avant qu'il n'eut pu crier,
Marc l'embrassa.
Dans son dos,
Des tentacules sortaient.
Elles emprisonnèrent le corps de l’autre
En lui injectant un poison paralysant
Qui doucement liquéfiait tous ses organes.
Marc avait maintenant faim
Et son dîner l'attendait tout contre lui.
Il partit de l'appartement
En laissant derrière lui
Un squelette déjà blanchi.
Nous devenons ce que nous mangeons.
(H.G.M : humain génétiquement modifié.)
12/02/2008
Retour du théâtre de 10 heures (Pigalle). SOPHIA ARAM "Du plomb dans ma tête".
Je suis dans le lit, et tout en écrivant je me pose cette question : pourquoi écrire ou pourquoi tenir un blog ? Ou pourquoi mettre mes histoires sur un blog ?
A cette question, je me dis tout simplement que j'ai pris en considération ce que les autres (amis, copains, internautes qui ont commencé à me lire) me disaient : "tu écris bien, tes histoires sont sympas, même si elles sont un peu noires, c'est agréable à lire". Voilà tout simplement. Donc après avoir édité quelques textes, je recevais des messages d'encouragements. En aucun cas je n'ai pris la grosse tète, mais secrètement je rêvais de quelque chose j'avais imaginé lors de mes 15-16 ans : Vivre de ma plume.
Rêve utopique, qui je le sais maintenant, ne se fera jamais. Certes mon blog est tenu régulièrement. Je publie une histoire à peu près toutes les semaines. Juste le temps quelle soit lue. Quand j'allume mon ordinateur, j'espère recevoir des mails me disant " vous avez un nouveau commentaire sur votre blog". Mais plus le temps passe, et moins je reçois ce genre de courriels.
Que dois-je ne conclure ? Que les gens mentent ? Que mes textes ne sont pas aussi bien que cela ? Ce qui me ramène au début de mes pensées : A quoi cela sert-(il vraiment ? Je pense être normal, et ce n'est certes pas de l'égocentrisme. Il est normal de vouloir être reconnu pour un "travail" fait. Pour ma part, quand je lis une histoire sur un blog, si elle me plaît, je laisse un com, sinon je ne laisse rien. Vu le peu de commentaires laissés, je suppose que mes histoires ne sont pas aussi bien que l'on prétend ! Je n'ai pas envie de raconter ma vie, elle est si insignifiante ! Je préfère nettement raconter des histoires. Ca me permet de faire travailler mon imagination, même si parfois je tourne en rond. Même si parfois ces histoires sont hermétiques !
On pourrait appeler ceci, la reconnaissance de l'artiste et la reconnaissance de la valeur de son travail. Même si le travail n'a pas de valeur en lui-même, pourquoi alors le reconnaître comme tel ? Je ne pense pas non plus rechercher une quelconque flatterie, rien de tout cela, je me demandais tout simplement (et là je me répète) pourquoi tenir encore ce blog ?
Je sais que ces questions resteront sans réponses, mais quel être ne se pose pas de questions sans réponses ?