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petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...

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faux semblants


 

La télé diffuse ses tristes images,

Des gens passent et repassent,

Petit café minable

Sentant le moisi et le vieux,

L'air vicié et le tabac froid.

Tout au fond de la salle,

Dans une presque pénombre

Bruno regarde sa montre,

Il écrase un autre mégot

Dans un cendrier qui déborde.

Le marc de café

A, depuis, longtemps séché dans la tasse vide.

Le barman essuie des verres,

Passe un coup d'éponge sur le comptoir,

Dessert quelques tables,

Et semble avoir complètement oublié

Cet homme assis là-bas dans la pénombre.

Il devient comme un bibelot,

Posé là, parce que cela faisait joli

Mais que l'on oublie de regarder

Que l'on oublie tout simplement

Parce qu'il fait partie intégrante du décor.

Bruno,

Pour ainsi dire,

Est devenu un fantôme du mobilier.

 

Cela n'avait pas toujours été ainsi.

La première fois qu'il était rentré dans ce café,

C'était un client comme un autre,

Puis, au fil du temps,

L'habitude de l'habitué,

L'habitué d'une habitude

Avait, petit à petit,

Transformé Bruno

En un être presque transparent.

De plus en plus,

Il se retrouvait

Toujours un peu plus loin de l'entrée,

Un peu plus loin de la lumière.

On lui servait encore un café,

Qu'il prenait au comptoir

Et l'emmenait lui-même à une table.

Il ne savait même plus

Qui il attendait.

Il passait ses journées

Dans ce café,

Et disparaissait tous les jours

Un peu plus,

Aux yeux du monde.

Une insignifiante vie

Remplie d'ennui et de morosité.

Petite vie stérile

Dans un monde uniformisé

Emplit de faux-semblants.

Pourtant,

Bruno n'avait pas toujours été ainsi.

Il avait eu une vie remplie,

Il avait écouté des gens,

S'était fait quelques amis,

S'était inquiété quand ses amis n'allaient pas bien,

Il rigolait, parfois aux blagues

Se chagrinait

Quand un enfant mourrait sous les balles,

Se remettait en cause

Pour le sort de la planète,

Offrait son aide parfois,

Pour quelques associations de bienfaisance,

Puis il avait connu ce café.

Ce café ou on prenait du temps sur le temps.

 

Bruno s'était assis à une table

Et n'en avait plus jamais décollé.

Perdu dans le rêve de sa réalité.

 

 

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S
<br /> Bonsoir Olive,<br /> <br /> Et bien...Je crois que beaucoup se reconnaitront, moi le premier...<br /> <br /> Parfois je me laisse surprendre par toutes ces petites habitudes qui s'installent au fur et à mesure...<br /> <br /> Quand ça arrive j'éssaye de casser cette routine...<br /> <br /> Mais je dis bien, j'éssaye ;o)<br /> <br /> Bisous Olive, Sébastien<br /> <br /> <br />
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O
<br /> <br /> en fait je crois que nous avons besoin de ces habitudes, elles nous permettent de nous fixer dans le temps et l'espace, et comme l'être humain est un véritable paradoxe, au lieru de nous<br /> accoutumer de ces habitudes on prefere les détruire plutot que de faire avec ! eh oui nous détruisons tout ce que nous créons !  ;) mais bon tant que nous réunissons à vivre !!!! bisous<br /> bisous<br /> <br /> <br /> <br />