petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...
Ses mains étaient vieilles et ridées,
Pourtant son visage restait jeune,
Celui d'un homme de vingt ans peut-être ?
C'est un pécheur, pécheur de perles.
Chaque jour avec sa barque de bois,
Mattéo se rendait dans un coin connu de lui seul,
Pour extraire de ces huîtres
Les plus belles perles du monde.
Enrubanné d’un simple bout de tissu autour de sa taille,
Il plongeait dans la mer qui le happait.
Là-bas, au fond de celle-ci,
Entre les méduses et les poissons
Il recueillait les fruits de son labeur.
Quand un jour,
Surgit de nulle part un superbe ondin.
L'être le regarda un instant
Et s'avança tranquille vers le pécheur.
Mattéo ne fit rien,
Se laissant effleurer, flairer, toucher,
Par cet étrange personnage.
Il ferma les yeux, les rouvrit,
Ne croyant pas ce qu'il voyait !
Il connaissait les légendes,
Ces histoires des grands-mères pour endormir les petits enfants,
Mais il avait grandi et ne croyait plus
A ces fariboles.
Or là, devant lui,
Devant ses yeux noirs
Un être, mi homme mi poisson nageait devant lui !
Ses cheveux noirs descendaient par mèches ondulées devant ses yeux d'ange,
Ses dents blanches, ses lèvres fines et sa peau opaline
Respirait le calme et la sérénité.
le jeune homme,
Qui commençait à manquer d'oxygène
Paraissait pourtant serein.
Seule la couleur de son visage trahissait son manque.
Nepsios se rendant compte du danger
Prit Mattéo dans ses bras
Et le remonta à la surface.
Il ouvrit la bouche et respira
L'air chaud et salvateur.
Ses pieds reposaient sur la queue
De l'ondin.
D'une agilité étonnante Nepsios défit le ruban
Qui servait de maillot au pécheur !
Le ruban dériva le long du courant,
Et parvint vers la plage déserte.
Tandis qu'il se frottait contre le corps du pécheur,
Un hippocampe amusé, regardait la scène.
Nepsios approcha sa bouche prés de Mattéo
Et colla ses lèvres contre les siennes.
Le pécheur descendit sous l'eau en recevant l'oxygène
De cet ondin!
Nepsios se mit sur le dos de l'humain
Et fit pénétrer avec douceur son sexe gonflé.
Comme subjugué, comme hypnotisé,
Emerveillé par tant de splendeur,
Il n'offrit aucunes résistances
Et se laissa aller contre la douce étreinte
De cet être captivant.
Le pécheur oublia son travail,
Et se laissa dériver dans les fantasmes de l'amour subaquatique.
Et tout le monde de la mer
Ressentit les vagues montantes de la jouissance
De cet incroyable accouplement.
Mattéo ne voulut plus jamais quitter Nepsios
Et se transforma alors, lui aussi, en ondin.
Ils croisent maintenant
Tranquille main dans la main
Dans les eaux calmes et chaudes
Des mers tropicales.