petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...
Comme une vieille femme
Aux cheveux épais et noirs
Flottants aux vents.
La mer est en furie
Et le ciel en folie.
En haut d'une falaise
Une vieille lampe tenue au bout d'un bras tendu.
Elle est là,
Et la vieille attend.
Immonde brouillard
Où la solitude ne fait qu'accroître ma tristesse.
On se répète toujours.
Chercher dans ce château
Le prestige d'un vestige oublié
Un amour inexistant !
Une femme fantôme
Un lieu perdu dans ma mémoire.
Mélancolie d'un souvenir
Les films ne ressemblent pas à la vie.
On nous trompe.
Et il faut lutter pour un idéal.
Si l'argent n'existait plus
Si le pouvoir disparaissait
Alors les hommes pourraient s'aimer,
Et vivre en paix.
Chacun travaillerait pour son plaisir
Un monde de paix
Où le voisin ne serait plus un étranger !
Mais les hommes préfèrent s'entre-tuer,
Ils préfèrent oublier le bonheur
Pour s'installer dans son faux-semblant
Et oublier que les contes existent.
Dommage !
Les sorcières n'existent plus
Les monstres ont disparu
Les légendes volatilisées
Les enchanteurs n'enchantent plus
Les moulins ne tournent plus
Et Alphonse Daudet se meurt
Pour une deuxième fois.
La terre n'est plus une friche
Il n 'y a plus rien à découvrir
Le gris a remplacé le vert
La mer est polluée de déchets indestructibles
Et le ciel est envahit d'engins métalliques.
Pour cela que la mer est en furie
Et le ciel en folie.
Et les hommes en redemandent.
Si nous ne racontons plus de contes à nos enfants
Que restera t'il de cette ère de conteurs ?
Oui !
Que restera t'il pour enjoliver la vie ?
La mort, le sexe, la drogue, la haine, la violence
Tout ce qu'il faut pour un monde
Sans amours et sans paix.
Le règne du sang
la maladie, la famine, la guerre.
Là où les vautours sont rois
Là où les charognards sont rois,
Le silence n'a sa place que dans les tombes.
Les hyènes dépèceront le gentil
Pour parfaire le mal.
Juste un monde de bêtes assoiffées
Où l'intelligence n'aura pas cours
L'idiotie sera pièce gagnante
Et les fous boufferont le reste.
Royaume de mécréants
Royaume sordide de bastions
Où le sang sera le jugement.
A chaque homme son fantasme
Fantasmagorie de pugilats sanguinaires.
Une terre rouge
Rouge d'ignominie.
La crasse,
Salissure et pourriture
Bonne affaire pour les porcs !
Puis la bombe
Et le chaos
Et le néant.
Une étoile
Petite étoile en fusion
Fusion de lave vociférant sa haine.
La destruction.
Tu m'aimes ?
Mais les fusils ont déjà répondu !