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petites histoires en tout genre traitées sous forme de poèmes...

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La bête...


http://fr.youtube.com/watch?v=2vm9L2AWuIc  voici le lien  de zazie en concert pour la chanson "si j'étais moi", pour ceux et celles qui suivent mon blog comprendront !!!!



  Le brouillard est tombé

D’un seul coup.
Froid, glacial, givrant.
Soir d’hiver.
Chappe de plomb.
La bête est là,
Tapie dans l’ombre.
Sur la branche d’un arbre
Elle attend, guette, épie.
Seul son œil valide
Perce l’opacité de la nuit.
L’autre fut perdu dans un combat.
Il est tard,
La ville dort, tranquille.
Tranquille ?
Non ! Pas tout à fait !
Quelques inconnus gravitent encore
Dans les rues mal éclairées.
Quelques imprudents,
Quelques imprudents qui ne savent pas,
Qui n’ont pas connaissance de la chose,
Où qui savent,
Mais n’ont que faire de ces fariboles.
Pourtant,
La bête a déjà sévi plusieurs fois.
Des personnes ont disparu
Sans laisser de traces.
La police reste impuissante,
Les journaux locaux se sont emparés de l’affaire,
Puis, comme toujours,
Se sont fatigués
De ces disparitions sporadiques.
Pourtant,
Les soirs au coin du feu,
Pour effrayer les enfants désobéissants
On raconte encore
L’histoire de cette bête.
Tous les hivers,
Quand le brouillard épais
S’abat sur la vile,
Quand le givre enveloppe dans son carcan
Les trottoirs,
Quand il recouvre entièrement les branchages
Endormis des arbres,
Quand les néons de la petite ville
Grésillent et fonctionnent mal,
La bête réapparaît.
Féroce et sanguinaire,
Laide et méchante,
Avide de chair.
Les seules personnes à l’avoir vue
Sont, soit mortes de frayeurs
Soit déchiquetées par ces griffes
Ou ses dents acérées.

20H00 avait résonné dans le café.
La petite pendule en bois accroché derrière le bar,
Venait de proclamer l’heure fatidique
De la fermeture du café.
Le patron encaissa les quelques verres
De ce client,
Et ferma, pour la nuit son établissement.
Laissant seul son client
Aux soins de cette nuit froide d’hiver.
L’inconnu
Marchait dans cette rue.
Pas vraiment ivre,
Mais pas vraiment sobre non plus.
Perdu dans cette ville
Qu’il ne connaissait pas
Il s’égara.
Pour lui,
Toutes les rues se ressemblaient,
Ne sachant plus où il avait
Garé sa voiture,
Il marcha et marcha
Jurant et pestant dans sa tête
Contre son inattention,
Ces moment passagers d’imbéciles amnésies
Et de son caractère d’être tête en l’air.

Comme figée par le froid,
La bête était là,
Assise sur une branche,
Repliée sur elle-même,
Prête à bondir,
Elle observait.
Proie facile.
Il sentit comme une présence.
Il s’arrêta,
Regarda autour de lui,
S’adossa contre le tronc d’un arbre
Et,
Enfin, leva a tête.

L’œil blanc vitreux de la créature
Lui faisait comme de l’oeil.
Avec cet épais brouillard,
Ce froid intense,
Et les quelques verres ingurgités
Il ne savait pas trop quoi penser.
Il prit peur
Et commença à frissonner.
Il ferma les yeux,
Se les frotta,
Entendit une branche se casser,
Rouvrit les yeux
La bête avait disparu.
Il faisait maintenant noir !
Il resta là,
Immobile comme hypnotisé.
La lumière intermittente du néon
Recommença son étrange clignotement.
La bête réapparue.
Statique mais vivante,
Ses poils durs et longs
Recouvraient sa peau.
Son œil rond
Regardait cet homme.
Son futur repas.
La masse sombre, tapie
Dans l’arbre
Ne bougeait toujours pas.
Qu’attendait-elle ?
Le vent se leva doucement,
Mais pas assez fort
Pour dissiper le brouillard.
L’homme écarquilla les yeux,
Il vit ses poils bouger.
Il su à cet instant précis
Quelle allait frapper
Et il pissa de peur dans son froc.
Puis il tomba par terre
Et s’évanouit.

Quand il se réveilla au matin,
Il se tâta le corps,
S’étira.
Tous ses membres étaient présents,
Rien ne manquait.
La bête, curieusement, l’avait épargné.
Alors,
Il regarda l’arbre,
Ses branches,
Le givre tout autour,
Le globe du réverbère.
Le brouillard avait disparu.
Et il rit quand il comprit.

La bête n’existait pas.
Encore sa foutue imagination débordante
Qui l’avait emmené, une fois de plus, dans son délire !
Saleté d’imaginaire pesta t’il en lui-même !


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A
Je me susi déjà fait avoir une fois en lisant ce superbe texte sur clear , j'étais là haletante, attendant la terrible chute.......et là, que dale...........nada....lol.........<br /> <br /> quelle bourrique tu fais ...........mais quel écrivain génial!!!!!!!!!!!!<br /> <br /> je suis heureuse d'avoir retrouvé la trace de tes écrits .......j'ai essayé de rattrapper mon retard sur tes posts pécédents...<br /> <br /> je ne te lâche plus maintenant.......<br /> <br /> bisous fidèles nat
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N
Ou peut être que la bête n'aime pas la viande qui a trempé dans la vinasse !!<br /> C'est sur que l'odeur du pinard et de la pisse c'est pas très appétissant LOL<br /> <br /> Superbe ambiance en tout cas !!<br /> <br /> Bises<br /> <br /> Niko
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D
mais c'est que je commençais à flipper dur, moi, avec mon pauvre petit coeur malade .....<br /> heureusement que tout s'arrange à la fin .......même si on s'attendait au pire !!<br /> <br /> je vais avoir du mal à dormir cette nuit ...<br /> <br /> bisous peureux<br /> dom
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